Pourrez vous partir à la retraite à l’âge que vous aviez prévu ?

Retraite / 23.11.20160 Commentaires

Les dernières réformes ont clairement fait reculer l’âge du départ en retraite

  • DANS LE REGIME DE BASE, l’âge légal de départ en retraite a été relevé et la durée de cotisation a été rallongée.

Avec les réformes de 2010 et 2012, l’âge minimum de départ est passé de 60 à 62 ans. Par ailleurs, pour obtenir une pension à taux plein, il est nécessaire d’avoir accumulé un certain nombre de trimestres. Alors qu’il suffisait de 160 trimestres pour un assuré né en 1948,  il en faut 166 pour un assuré né en 1955.Avec la réforme de 2014, cette durée augmente d’un trimestre tous les trois ans, jusqu’à  atteindre 172 trimestres pour les assurés nés en 1973.

  • DANS LES REGIMES COMPLEMENTAIRES,

Par un accord du 30 octobre 2015, les partenaires sociaux ont décidé notamment : Dès 2016, une augmentation du coût d’achat du point : pendant 3 ans – mais il y a de grandes chances pour que la mesure soit en réalité pérennisée –  le coût d’achat du point de retraite est majoré de 2%. Autrement dit, à salaire équivalent, on obtient moins de points, et donc moins de pension.

A partir de 2019, l’instauration d’un système de bonus-malus :

Concrètement, une personne partant à l’âge légal, à 62 ans, verra ses pensions complémentaires amoindries de 10%, en ARRCO et en AGIRC,  pendant les 3 premières années, même si elle possède une durée d’assurance suffisante pour bénéficier du taux plein.

(Ce malus disparaîtra et pourra se transformer en bonus pendant un an si le salarié prolonge son activité – lire notre article : « demain, une retraite à la carte ? »

L’âge effectif du départ à la retraite recule. Il est à présent conditionné non seulement par la réglementation relative à l’âge minimum mais aussi par le montant des pensions : les salariés doivent retarder leur départ afin de préserver leur pouvoir d’achat.  Cette tendance ne peut que s’accélérer, compte tenu des réformes nécessairement à venir  très prochainement.

En effet, la dernière réforme des retraites n’a pas réglé le problème. Deux ans après, l’horizon s’obscurcit déjà. D’après les nouvelles prévisions du Conseil d’orientation des retraites (COR), le retour à l’équilibre du système est repoussé « du milieu des années 2020 » au « tout début des années 2030 ».

Mais pour y croire mieux, vaut avoir une nature optimiste. Car pour ce scénario central, envisagé parmi quatre autres, le COR table sur une hausse des salaires de 1,5% et surtout sur une baisse du taux de chômage jusqu’à 4,5% (contre 10% aujourd’hui). L’hypothèse pessimiste, fondée sur la persistance d’un chômage à 10%, creuse le déficit pendant 10 ans de plus.

D’autres réformes d’ampleur devraient donc intervenir après les élections de 2017.  Les besoins de rééquilibrage des comptes de l’assurance retraite sont immédiats, les réserves pouvant être épuisées d’ici 2022.

Dès aujourd’hui, certaines pistes sont avancées, notamment un relèvement de l’âge légal de départ et une nouvelle augmentation de la durée d’assurance.

 Plus que jamais, il est donc nécessaire de se pencher sur les solutions permettant d’optimiser son départ : cumul emploi-retraite, rachat de trimestres, retraite progressive. 

    

Pour toute information, contact : LSI – Mme Emmanuelle SALLÉ 02 35 12 45 81 : es@liaison-sociale.fr

 

 

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