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LES PRELEVEMENTS SUR LA RETRAITE

Retraite / 23.03.20180 Commentaires

La CSG, la CRDS, la contribution Casa viennent minorer le montant de votre pension.

prelèvement retraite LSI

Qui peut bénéficier de cet avantage en 2018?

À moins d’en être exonéré.

Etre à la retraite ne signifie pas la fin des cotisations sociales. Selon votre situation fiscale, vous pouvez être prélevé sur votre pension (retraite de base et complémentaire) pour la CSG, la CRDS et la CASA.

La CSG  progresse de 1,7 point.

Pour les retraités elle passe donc de 6,6% en 2017 à 8,3% en 2018. (Pour les actifs, la CSG passe à 9,2%).
Le taux réduit de CSG reste à  3,8% (il est appliqué selon un critère de revenu, ci-dessous).

La CRDS est égale à 0,5%.

La CASA (contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie – qui sert à financer la perte d’autonomie et la dépendance des personnes âgées et handicapées) est de 0,3%.

Qui est exonéré en 2018?

Une personne retraitée est exonérée de ces prélèvements si son revenu fiscal de référence (RFR figurant sur l’avis d’imposition reçu en septembre 2017) ne dépasse pas le plafond prévu selon le nombre de parts fiscales.

Ainsi, en 2018, vous ne serez pas assujetti à la CSG, à la CRDS et à la Casa si ce revenu ne dépasse pas:

  • pour une personne seule (1 part): 11 018 euros.
  • pour un couple soumis à imposition commune (2 parts): 16 902 euros. Si votre revenu fiscal de référence est supérieur au seuil d’exonération mais ne dépasse pas 14 404€ – pour 1 part- et 22 096€ – pour 2 parts – vous serez assujetti à la CSG mais à un taux réduit (3,8 %), et à la CRDS (0,5 %). Vous serez exonéré de la Casa).

 

Vous êtes également exonéré de CSG, CRDS et de Casa, si vous êtes :

  • titulaire d’une allocation supplémentaire d’invalidité (ASI)
  • de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA)
  • de l’allocation veuvage
  • domicilié fiscalement hors de France :

Vous décidez de partir au Portugal ou en Thaïlande pour y passer votre retraite ?

Dans ce cas,  vous ne paierez  ni CSG, ni CRDS, ni CASA. En revanche,  vous serez assujetti à une cotisation d’assurance maladie de 3,20%. Attention, il s’agit d’une cotisation de solidarité, elle n’ouvre pas de droits.

 

Par Emmanuelle Sallé

Email: es@liaison-sociale.fr

Téléphone: 02 35 12 45 81

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Retraite complémentaire: Il vous reste 1 an !

Retraite / 29.01.20180 Commentaires

Au 1er janvier 2019, big bang sur la retraite complémentaire : un malus fait son apparition !

Retraite complémentaire - LSI

Si vous êtes CADRE, vous devez impérativement vous pencher sur le sujet : pour vous, la retraite complémentaire, c’est environ 60 % de votre retraite totale.

Si vous êtes CADRE SUPERIEUR, vous serez d’autant plus touché : plus la retraite complémentaire est élevée, plus l’impact de ce malus sera important.

Rappelons ce qui va se passer

Aujourd’hui, si vous ne subissez pas d’abattement sur votre pension du régime de base de sécurité sociale, l’ARRCO/AGIRC ne vous en applique pas non plus.

A partir du 1er janvier, ce sera fini : votre retraite complémentaire ne sera plus immédiatement versée à 100 %, mais à 90 % seulement pendant 3 ans.

Qui est concerné ?
  • les personnes nées en 1957 ou après
  • et qui choisiront de faire valoir leurs droits à la retraite dès qu’elles auront atteint l’âge requis et le taux plein.

Leur retraite complémentaire AGIRC et ARRCO seront minorées de 10 % durant 3 ans, et cela jusqu’à leurs 67 ans maximum.

Lire notre article : demain une retraite à la carte ?

Les différentes solutions possibles

Face à cette réforme, vous pouvez vous organiser.

Nous vous proposons de passer en revue différentes solutions.

 1/ Si vous n’êtes pas pressé, vous pouvez choisir de rester en activité une année de plus.

Poursuivre votre activité vous permettra d’effacer votre malus et par la même occasion d’augmenter  vos droits actuels :

  • En régime de base de sécurité sociale, vous obtiendrez une surcote calculée sur 4 trimestres (majoration de 5%)
  • En régimes complémentaires, des points Arrco et Agirc en plus.
2/ Partir de façon anticipée

Si vous êtes nés en 1957 ou 1958, demandez-vous si vous pouvez partir de façon anticipée dans le cadre d’une carrière longue ?

Vous pourriez ainsi faire liquider vos droits à 60 ou 61 ans, avant la date fatidique du 1er janvier 2019 !  

Dans ce cas, pas de temps à perdre, les démarches sont assez longues : il faut d’abord obtenir de la caisse une « attestation de départ anticipé », et ensuite seulement vous pourrez faire votre demande de retraite.

Attention, pour des raisons fiscales, certains préfèreront attendre : La première année, le retraité a un revenu moindre, tout en étant imposé sur ses salaires de l’année précédente.   En ne liquidant ses droits qu’en 2019 – année du prélèvement à la source – l’impôt sera ajusté aux nouveaux revenus.

3/ Faire reconnaître une inaptitude

C’est en effet un des cas d’exonération du malus. Pour les autres cas, lire notre article : Les retraites complémentaires baissent … et cela va continuer.

  • Votre inaptitude sera reconnue d’office si vous percevez une pension d’invalidité ou l’allocation pour adulte handicapé, ou si vous êtes titulaire de la carte d’invalidité et reconnu atteint d’une incapacité permanente d’au moins 80%.
  • Sinon, elle sera appréciée par le médecin-conseil de la caisse de retraite, sur dossier médical établi par le médecin du travail qui regardera votre incapacité de travail par rapport à l’emploi que vous occupez.
4/ Négocier avec votre employeur

Rappelons qu’un employeur ne peut plus obliger son salarié à partir en retraite avant 70 ans.

Mais s’il souhaite que vous partiez dès que vous avez atteint le taux plein, vous pouvez faire chiffrer ce que va vous couter ce malus sur 3 ans et en demander la compensation,  dans le cadre d’une rupture négociée.

5/ Gagner des trimestres retraite en travaillant un minimum

Dès lors que l’on cotise sur l’équivalent de 150 h de SMIC horaire brut, soit 1 482 € bruts pour 2018, on engrange un trimestre retraite. Pour en totaliser 4,  il faut donc percevoir un salaire annuel minimum brut de 5 928 €.

Attention, il ne suffira pas de totaliser ce montant sur quelques mois mais il faudra bien travailler 4 trimestres civils.

Une astuce peut consister à arrêter votre activité professionnelle normale  et à reprendre un « petit boulot » à 500 € brut par mois.

6/ Terminer votre carrière par une retraite progressive

Ce système vous permettra de réduire votre activité sur les derniers trimestres qui vous restent à faire, en passant à temps partiel pour terminer votre carrière en douceur.

Vous pourrez ainsi percevoir, en plus de votre revenu professionnel, une fraction de vos pensions de retraite Sécurité sociale et ARRCO/AGIRC calculées à titre provisoire. Ainsi vous ne diminuerez pas trop votre niveau de vie.

Pendant ce temps, vous continuez à obtenir des trimestres et des points jusqu’à ce que vous arrêtiez complètement votre activité – votre retraite sera alors recalculée définitivement en tenant compte de ces nouveaux droits.

Cerise sur le gâteau : Sous réserve de l’accord de votre employeur, vous pourrez  continuer à cotiser sur la base d’un temps plein, ce qui vous permettra de ne pas impacter votre future pension.

7/ Ne pas attendre le taux plein

La dernière solution consiste à demander la liquidation de vos droits à  retraite  à partir de l’âge légal, mais sans attendre d’avoir le taux plein.

En effet, si votre retraite est liquidée avec un trimestre en moins, le malus temporaire ne s’appliquera pas – compte tenu du fait qu’il y aura un abattement définitif en base et en complémentaire.

Cet abattement définitif aboutira peut être à une perte inférieure au malus temporaire ?  Tout dépend du montant de vos pensions et de votre espérance de vie … des simulations chiffrées s’imposent pour savoir quelle décision prendre.

Mais attention  si vous souhaitez continuer à travailler : en  partant à la retraite sans taux plein, vous ne pourrez faire qu’un cumul emploi-retraite limité, ce qui pourra être très pénalisant pour vous.

8/ Si vous êtes chômeur

Si vous terminez votre carrière, comme beaucoup de seniors,  en étant inscrit comme demandeur d’emploi.

Dès que vous remplirez les conditions d’une retraite à taux plein, Pôle emploi cessera de vous indemniser. N’ayant pas la possibilité de prolonger votre activité, vous subirez de plein fouet le malus.

Votre seule possibilité : décaler d’un an votre  demande de retraite complémentaire, et ne percevoir en attendant que votre retraite de base  mais ceci entrainera pour vous une  baisse de ressources importante …

Par Emmanuelle Sallé, contact: es@liaison-sociale.fr

Pour faire des estimations et savoir quelle stratégie adopter en fonction de votre profil et de vos besoins, contactez-nous !

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LES RETRAITES COMPLÉMENTAIRES BAISSENT … ET CELA VA CONTINUER

Retraite / 26.01.20181 Commentaires

retraite complémentaire LSI

Pourquoi ?

L’ARRCO et l’AGIRC ont enregistré de tels déficits ces dernières années qu’il a fallu réagir pour éviter la faillite. Par un accord des partenaires sociaux du 30 octobre 2015, un certain nombre de mesures ont été prise afin de retrouver l’équilibre de ces régimes. Certaines sont en application depuis le 1er janvier 2016, d’autres  interviendront au 1er janvier 2019.

Ce n’est pas sans conséquence pour vous, surtout si vous êtes Cadre : Dans ce cas, la retraite complémentaire représente environ 60% de votre retraite totale.

Les mesures mises en place dès 2016 et pour 3 ans 

  • le prix d’achat des points ARRCO et AGIRC grimpe (de la hausse du salaire moyen majoré de 2%) :

A titre d’exemple, en 2015  un salarié percevait 65,60 € de retraite complémentaire par an pour 1.000 euros cotisés. Fin 2018, il ne touchera plus que 60 €.

  • les pensions ne suivent plus l’inflation, mais sont revalorisées 1 point au-dessous

 

  • les dates de revalorisation sont décalées du 1er avril au 1er novembre.

Ce qui nous attend en 2019

Le système de bonus/malus

Jusqu’alors, les salariés qui partaient à l’âge légal et qui avaient la durée d’assurance requise dans le régime de base pouvaient aussi obtenir leurs pensions complémentaires sans décote. Cela va changer pour ceux (nés en 1957 et après) qui prennent leur retraite à partir du 1er janvier 2019 : S’ils ne reportent  pas d’un an leur départ – à partir du moment où ils ont l’âge légal et le taux plein –  un malus de 10% s’appliquera sur leurs pensions ARRCO/AGIRC pendant 3 ans, et au maximum jusqu’à l’âge de 67 ans. (si ils reportent davantage leur départ, ils pourront bénéficier d’un bonus de 10, 20 ou 30% – mais seulement dans la limite d’un an).

A noter : les salariés prenant leur retraite anticipée au titre d’une carrière longue seront également concernés par ce malus.

En revanche, seront exonérés : – les retraités ayant bénéficié d’une retraite pour inaptitude ou d’une retraite anticipée au titre du dispositif amiante – les retraités à très faibles revenus qui sont exonérés de CSG  (ceux qui bénéficient d’un taux réduit de CSG ne subiront qu’une décote de 5%). – les retraités présentant un handicap – les retraités ayant élevé un enfant handicapé ou justifiant du statut d’aidant familial.

La fusion de l’ARRCO et de l’AGIRC

A partir du 1er janvier 2019, tous les salariés du privé – cadres et non cadres – cotiseront à une caisse de retraite complémentaire unique : le « régime unifié Agirc-Arrco ». Tous les points de retraite acquis avant la fusion par les cadres ou les non- cadres seront conservés,  mais de nouvelles règles communes vont être établies. Syndicats et patronat se sont réunis en novembre 2017 pour fixer ces règles qui suscitent encore beaucoup de questions et de commentaires …

Pour aller plus loin, lire nos articles :

Par Emmanuelle Sallé. Contact : es@liaison-sociale.fr

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LA FUSION ARRCO/AGIRC : C’est pour demain

Retraite / 26.01.20181 Commentaires

Qu’est-ce qui nous attend dans un an avec la fusion ARRCO/AGIRC ?

Bonnes ou mauvaises nouvelles ?

Quelques mesures favorables …

  •  Les pensions de réversion seront versées pour tous à partir de 55 ans.

Jusqu’à présent un veuf ou une veuve de cadre devait attendre l’âge de 60 ans pour percevoir une pension de réversion alors que le conjoint d’un non-cadre pouvait y prétendre dès 55 ans.

  • Les majorations familiales seront plus élevées. 

Aujourd’hui le montant de votre retraite complémentaire peut être augmenté de 10% si vous avez eu ou élevé trois enfants et plus, ou bien si vous avez encore un ou plusieurs enfants à charge. Jusqu’à présent cet avantage était limité par un plafond annuel  de 1 000€. Celui-ci passera à 2 000€ par an.

…  d’autres pénalisantes …

  • La garantie minimale de points (GMP) sera supprimée.

Mauvaise nouvelle pour les cadres dont le salaire  brut est inférieur à 43.977 euros et qui bénéficient actuellement de cette GMP (120 points par an) : certes leurs cotisations vont diminuer en 2019 et donc leur salaire net augmenter, mais, en contrepartie, leurs droits à la retraite vont être rognés sensiblement…

  • Le « taux d’appel» va augmenter, de 125 à 127 %.

Cette hausse de cotisations ne se traduira pas par une hausse des points de retraite dans votre escarcelle, car on augmente ici les cotisations non productives de droits. En réalité, pour cotiser 100, il faudra prélever (part salariale + part patronale) 127 euros en 2019, contre 125 aujourd’hui.  

… et surtout, la nouvelle fédération Agirc-Arrco aura la faculté juridique de faire varier le niveau des pensions dans l’hypothèse de la survenue d’un déficit du régime.

C’est un bouleversement ! Le principe depuis toujours, c’était l’intangibilité des pensions : une fois que vous aviez liquidé vos droits à retraite, vous étiez tranquille : vos pensions étaient calculées une fois pour toute et leur montant ne bougeait plus (sauf revalorisations annuelles). A partir de 2019, elles pourraient servir de variable d’ajustement  ?…

Pour aller plus loin, lire notre article : Faut-il avoir peur de la fusion ARRCO-AGIRC ? contact : es@liaison-sociale.fr

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LA FUSION ARRCO/AGIRC DOIT-ELLE NOUS FAIRE PEUR ?

Retraite / 26.01.20182 Commentaires

Beaucoup s’interrogent sur cette fusion

qui va avoir lieu dans un an.

 

Que peut-on en dire ?

En principe, la fusion ARRCO/AGIRC de 2019 n’entraînera aucun changement pour les salariés. Ils conserveront leur stock de points Cadre et Non-cadre qui seront  convertis en points « ARRCO-AGIRC »,  sans perte de droits.   Le système de la retraite complémentaire continuera à fonctionner selon le principe de la répartition (les cotisations actuelles financent les pensions actuelles), avec les partenaires sociaux.    

Toutefois, certains pensent que  le pilotage du futur nouveau régime unifié pourrait se révéler « explosif » pour le niveau des pensions. 

Qu’en est-il exactement ?

Cette fusion a été décidée par un accord du 30 octobre 2015 afin de sécuriser l’avenir des retraites complémentaires. La nouvelle institution va être à la tête de 60 milliards d’euros de réserves et elle entend bien prendre les mesures nécessaires pour maintenir l’équilibre.

Dorénavant, l’objectif recherché est d’éviter absolument d’augmenter les cotisations patronales et salariales  – ce qui a toujours été la technique  jusqu’alors pour réduire les déficits (avec quelques autres mesures comme la diminution des avantages familiaux et la non-revalorisation des pensions servies).

Il est prévu que chaque année, le conseil d’administration de la fédération Agirc-Arrco pourra si nécessaire ajuster plusieurs paramètres du régime, comme la valeur du point de retraite.

Le point de retraite pourra donc être revu à la baisse, pour pallier une situation déficitaire … Cela signifie que le niveau des pensions des futurs comme des actuels retraités devient une variable d’ajustement …   On revient là sur un principe immuable : les pensions, une fois liquidées, étaient  gravées dans le marbre. Certains medias ont aussi pointé le risque d’un pilotage « quasi automatique » qui remettrait en cause le principe du paritarisme : jusqu’à présent,  la valeur du point ne pouvait être modifiée que par concertation entre partenaires sociaux.

En réalité, le pouvoir du conseil d’administration sera bel et bien encadré :

Tous les quatre ans, les partenaires sociaux fixeront  des orientations stratégiques  et définiront les fourchettes de variation des paramètres ajustables annuellement en cas d’imprévus économiques. .

Par ailleurs, précisons que ce nouveau mécanisme  ne jouera que “si le régime ne dispose pas d’une réserve financière égale à six mois de prestations”.

Selon des estimations des services techniques de l’Agirc et l’Arrco, réalisées à la demande de la CGT, le régime unifié verrait son niveau de réserve atteindre ces 6 mois de pensions en 2023 si aucune nouvelle mesure n’était prise d’ici là.

Les partenaires sociaux, qui doivent se réunir au printemps prochain pour négocier les orientations pour la période 2019-2022, devraient donc une nouvelle fois décider de mesures d’économies….

Par Emmanuelle Sallé. Contact : es@liaison-sociale.fr

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Demain, une retraite « à la carte » ?

Retraite / 23.01.20174 Commentaires

Le système de bonus/malus dans les régimes complémentaires

Les partenaires sociaux se sont mis d’accord en fin d’année dernière pour instaurer, à compter de 2019, un système de bonus/malus sur les retraites complémentaires ARRCO/AGIRC.

En quoi consiste le système de bonus-malus ?

À partir de 2019, les salariés qui auront atteint l’âge légal de départ à la retraite (62 ans) et la durée de cotisation requise pour obtenir une pension à taux plein, devront quand même travailler un an de plus.

Sinon ? Ils subiront une décote de 10 % pendant trois sur leurs retraites complémentaires.

Ceux qui travailleront deux années de plus – soit jusqu’à 64 ans – bénéficieront au contraire d’un bonus de 10 % pendant un an. Ce bonus grimpe respectivement à 20 % et 30 % pour trois et quatre années de travail supplémentaires. L’accord du 15 octobre 2015  vise 6,1 milliards d’économies à l’horizon 2020, ce qui limiterait le déficit des régimes à 2,3 milliards d’euros à cette date ….

Les mesures prises vont pénaliser les assurés, qui pourraient subir jusqu’à 18% de baisse de pension, et ces pertes grandiront au fil des générations, selon des simulations du Conseil d’orientation des retraites (COR) :

Un cadre né en 1959, voulant partir à la retraite dès qu’il a cotisé suffisamment longtemps au régime de base, perdra environ 14,5% de sa pension complémentaire.
Cette perte s’accentuera au fil des générations pour atteindre plus de 17 % pour un cadre né en 1990   – et  les salariés non cadres y laisseront un peu plus, soit près de 18 %.

De quoi faire réfléchir …

Demain, vous aurez le choix :

  • vous arrêter de travailler dès que possible et perdre en pouvoir d’achat
  • ou rester dans le monde du travail plus longtemps

Aujourd’hui il ne s’agit pas de liquider ses droits « à la casse », il vous faut impérativement attendre d’avoir le taux plein.

Mais si vous pouvez l’atteindre avant 2019, une bonne stratégie consisterait à effectuer votre demande de retraite sans délais et à continuer de travailler dans le cadre d’un cumul emploi-retraite.

Pour toute demande d’information :  Emmanuelle SALLÉ – es@liaison-sociale.fr – 02 35 12 45 81

 

 

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Vérifiez vos relevés de carrière !

Retraite / 23.11.20160 Commentaires

Il vous faut vérifier votre relevé de carrière de la Sécurité Sociale, afin de pouvoir demander une régularisation au cas où vous constateriez  une erreur.

C’est particulièrement vrai pour les périodes durant lesquelles  vous avez eu plusieurs employeurs en même temps. Car, même si 4 trimestres figurent bien sur votre compte pour une année donnée, il  peut arriver que le calcul votre pension ait été minorée.

Explication :

Rappelons que le calcul de votre pension se fait par rapport à un Salaire Annuel de Référence, qui est la moyenne des 25 meilleures rémunérations annuelles plafonnées (et revalorisées).

Cependant, jusqu’en 2005il était possible de cotiser au-delà du Plafond Annuel de Sécurité Sociale, et donc d’avoir un S.A.R plus important – donc plus de droits à la retraite –  à condition d’avoir eu plusieurs employeurs. Si les services de la CNAV omettent un des employeurs, vous aurez un manque à gagner.

Prenons l’exemple d’un cadre qui a eu deux employeurs entre 1999 et 2004, qui a reçu au cours de ces six années une rémunération brute à hauteur du PASS avec le 1er, et 50% du PASS avec le second.

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Comment m’informer sur ma future retraite ?

Retraite / 23.11.20160 Commentaires

Si vous êtes né en 1981, 1976, 1971 ou 1966, vous avez reçu ou recevrez prochainement votre relevé de carrièreC’est ce que l’on appelle le Relevé de Situation Individuelle (RIS).

Si vous êtes né en 1961, 1956 ou 1951, c’est une estimation de votre retraite qui vous est envoyée cette année. C’est ce que l’on appelle l’Estimation Indicative Globale. (EIG)*.

 Ce document vous permet de vous faire une idée du montant de vos différentes pensions de retraite de base et complémentaire, en fonction de la date à laquelle vous choisirez de les liquider.

Attention :

Cette estimation projette vos droits à retraite en fonction de votre dernière situation connue. Si votre rémunération a évolué, si vous avez changé de statut  ou si vous avez interrompu votre activité, il n’en sera pas tenu compte. De même, si certaines périodes n’ont pas été comptabilisées par erreur.

Par ailleurs, l’EIG ne tient en général pas compte des enfants que vous avez eus. Les majorations de trimestres  ou de pension qui vous sont dues à ce titre peuvent ne pas figurer dans votre document. Enfin, l’EIG ne vous éclaire pas sur vos possibilités de départ anticipé.

Pour un bilan précis, contact :  Emmanuelle SALLÉ – 02 35 12 45 81 – es@liaison-sociale.fr

* Ces deux documents vous sont envoyés tous les 5 ans, à partir de 35 ans pour le R.I.S et 55 ans pour l’E.I.G. Vous pouvez  aussi les retrouver sur www.lassuranceretraite.fr en créant votre espace personnel.

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Anticiper sa retraite, pourquoi, pour qui, comment ?

Retraite / 23.11.20160 Commentaires

La retraite progressive est peut-être le dispositif adapté à votre situation.

Vous avez 50 ans et les enjeux de votre retraite comptent maintenant parmi vos préoccupations. Afin d’envisager sereinement le statut de retraité, vous devez prendre connaissance des différents dispositifs existants. Avez-vous pensé à la retraite progressive ?

 Ce dispositif de passerelle entre vie active et retraite peut être une bonne alternative temporaire au cumul emploi retraite. La retraite progressive peut ainsi vous offrir l’opportunité de réduire votre temps de travail tout en bénéficiant d’une partie de vos droits à retraite.

L’un des principaux atouts réside dans le fait que les cotisations payées pendant la phase de retraite progressive continuent à produire des droits à retraite. C’est également une bonne réponse aux problématiques de transmission d’entreprise. Ce dispositif contribue en effet à une transition en douceur.

Les enjeux économiques et sociaux sont primordiaux pour tout assuré, c’est pourquoi la notion d’anticipation est essentielle. La retraite progressive est peut-être votre solution retraite si vous remplissez les conditions pour en bénéficier.

Chaque cas étant très différent, le conseil d’un professionnel est nécessaire en la matière.

es@liaison-sociale.fr

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Le rachat de trimestre est-il fait pour vous ?

Retraite / 23.11.20160 Commentaires

A l’heure où vous commencez à vous pencher sur votre fin de carrière, il n’est pas rare que vous soyez déçu : Vous constatez que vous allez devoir continuer à travailler bien après votre date légale  de départ si vous voulez avoir le taux plein.

Les conditions du rachat de trimestres sont actuellement favorables,  pourquoi ne pas en profiter ?

Si vous n’avez pas le nombre de trimestres requis, vous serez doublement pénalisé : d’abord, le taux de votre retraite de base sera minoré par application d’une décote – ensuite, le montant de votre pension sera réduit en proportion du nombre de trimestres qui vous manquent. Cela uniquement en régime de base !  Mais plus encore, les conséquences se feront sentir sur vos régimes complémentaires puisque vous devrez supporter des coefficients de minorations sur vos retraites ARRCO/AGIRC

Pour ne pas subir de pénalités, vous pouvez racheter tout ou partie des trimestres qui vous manquent pour allonger artificiellement votre durée d’assurance, via le dispositif de «versement pour la retraite». Il est possible de racheter des trimestres au titre de ses années  incomplètes  ou au titre de ses années d’études supérieures.

Cette opération peut vous permettre de travailler jusqu’à 3 ans de moins et de partir dès l’âge minimal de la retraite applicable à votre génération. Mais pas avant cet âge minimal : les trimestres rachetés ne sont pas pris en compte pour un départ anticipé.

Pourquoi racheter des trimestres actuellement ?

1/ Racheter des trimestres de retraite permet de bénéficier d’une déduction fiscale très intéressante.

Celle-ci s’applique en trois temps, le cas échéant :

Les versements sont d’abord totalement déductibles des salaires l’année où ils sont effectués (hors plafonnement des niches fiscales). Cette opération a lieu avant la déduction forfaitaire ou la déduction réelle pour frais professionnels. Si le montant des versements est plus élevé que celui des salaires, le déficit ainsi créé est ensuite totalement imputable sur le revenu global. Enfin, si le revenu global ne peut éponger ce déficit dans sa totalité, celui-ci peut être reporté sur le revenu global des six années suivantes.

2/ Racheter des trimestres est devenu plus facile.

  • Cette possibilité a été étendue jusqu’à 67 ans, au lieu de 60 ans auparavant.
  • Jusqu’en janvier 2014, il était impossible de racheter au titre de ses années d’études supérieures lorsque l’on avait en même temps été  affilié à un régime d’assurance vieillesse,  par exemple au titre d’un job d’étudiant trop peu payé pour rapporter des trimestres. Cette condition a été supprimée.

3/ Racheter des trimestres permet d’anticiper les réformes qui vont tomber prochainement.

  • Les réformes en cours :
    • le système de liquidation unique des retraites applicable au 1er juillet prochain qui pénalise les pluripensionnés (voir notre article « faut-il demander sa retraite avant le 1er juillet »);
    • le système de bonus/malus dans les régimes ARRCO/AGIRC applicable au 1er janvier 2019.
  • Les réformes à venir :
    • Tout porte à croire qu’après les élections présidentielles, une réforme d’ampleur sera effective.
    • Aujourd’hui, le rachat de trimestres pour obtenir une retraite de base au taux plein augmente mécaniquement les retraites complémentaires puisqu’elles ne subissent plus d’abattement. Cet effet de levier, qui est particulièrement intéressant pour les cadres, résulte de l’actuel accord AGFF qui prend fin le 31 décembre 2018. Si vous devez faire liquider votre retraite après cette date, il n’est pas certain que cet avantage sera maintenu.

Et pour vous, est-ce le bon moment ?

  • Vous payez beaucoup d’impôt sur le revenu.

La somme investie dans le rachat est déductible de votre revenu imposable, sans limitation. Plus votre taux marginal d’imposition est élevé (41 ou 45%), plus votre  rachat est avantageux.

  • Racheter plus jeune permet d’obtenir un tarif plus intéressant.

Ainsi par exemple,

  • Rachat à 55 ans : 3 973 € (option 1) – 5 888 € (option 2)
  • Rachat à 60 ans : 4 854 € (option 1) – 6 472 € (option 2)

Une ristourne est même prévue depuis 2015 pour les étudiants qui font un rachat dans les 10 ans suivant la fin des études.

Mais malgré les économies d’impôt et les ristournes, attention de ne pas racheter trop tôt !  En réalité, il s’agit de racheter lorsque vous êtes tout proche de votre départ.

Pourquoi ?

  1. Les modes de calculs des pensions vont changer en fonction des réformes à venir. Comment être certain dans ces conditions que le rachat de trimestres restera intéressant ?
  1. Vous ne savez pas comment va se terminer votre carrière.

Ainsi, si vous deviez êtes  déclaré inapte au travail, vous  obtiendrez le taux plein automatiquement. Si vous deviez passer par du chômage, vous valideriez des trimestres gratuitement. De même, vous pourriez finalement souhaiter continuer à travailler plus longtemps pour des raisons personnelles.  Dans tous ces cas, vous aurez racheté des trimestres pour rien.

  1. Un rachat de trimestres peut être réalisé en quelques mois.

Dans cette mesure, autant racheter  au plus près de sa date de liquidation, ce qui permet de ne prendre aucun risque.

A faire dès maintenant :  vous pencher sur votre futur rachat de trimestres afin de pouvoir le provisionner.

La question n’est pas : faut-il étudier l’opportunité d’un rachat de trimestres ? La réponse est oui.

Les vraies questions sont :

  • Ai-je droit à un rachat ?
  • Quel type de rachat ?
  • Quelle option choisir ?
  • Quel sera mon retour sur investissement ?

Ce type d’opération nécessite une étude de rentabilité précise. Pour toute demande d’information :Mme Emmanuelle SALLÉ – es@liaison-sociale.fr  – 02 35 12 45 81

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